Cybersécurité : les 10 erreurs à ne plus commettre en 2025
21 octobre 2025
cybersécurité coaxis

À l’aube de 2025, la transformation numérique n’est plus une option, mais une réalité omniprésente pour toutes les entreprises, des PME aux grands groupes. Cette évolution, bien que porteuse d’opportunités, s’accompagne d’une augmentation exponentielle des risques. Saviez-vous que 67% des entreprises ont subi au moins une cyberattaque réussie en 2024 ? Ce chiffre alarmant souligne une vérité incontournable : la cybersécurité n’est plus un sujet réservé aux experts informatiques, mais un enjeu stratégique majeur pour la survie et la réputation de chaque organisation.

Les cybercriminels affinent leurs techniques, exploitant la moindre faille, qu’elle soit technologique ou humaine. Face à cette menace protéiforme, la négligence n’est plus permise. Une simple erreur, une mise à jour oubliée ou un mot de passe faible peut entraîner des conséquences désastreuses : perte financière, interruption d’activité, fuite de données sensibles et atteinte durable à la confiance de vos clients. Cet article a pour but de vous guider en identifiant les 10 erreurs les plus courantes en matière de cybersécurité et, surtout, en vous donnant les clés pour les éviter et construire une posture de sécurité robuste et proactive pour l’avenir.

1. Comprendre le paysage des cybermenaces en 2025

Une cyberattaque est une action malveillante menée par des cybercriminels dans le but de voler, d’endommager ou d’accéder illégalement à un système d’information et aux données qu’il contient. En 2025, ces attaques sont devenues plus sophistiquées, plus ciblées et plus fréquentes.

Qui est ciblé et quand ?

L’idée selon laquelle seules les grandes entreprises sont des cibles est un mythe dangereux. Aujourd’hui, tous les secteurs et toutes les tailles d’entreprises sont concernés. Les PME, souvent perçues comme moins protégées, deviennent une porte d’entrée privilégiée pour atteindre de plus grands réseaux. Les attaques surviennent à tout moment, avec des pics d’activité observés le vendredi après-midi et le lundi matin, des moments où la vigilance des équipes peut être réduite.

Les visages de la cybermenace

Les méthodes d’attaque évoluent, mais certaines restent particulièrement répandues :

  • Le Phishing (ou hameçonnage) : Technique de piratage psychologique visant à tromper un utilisateur pour lui soutirer des informations personnelles (identifiants, mots de passe, données bancaires). Un e-mail frauduleux imitant une organisation de confiance (banque, fournisseur, administration) est la forme la plus courante.
  • Le Ransomware (ou rançongiciel) : Un logiciel malveillant qui chiffre les données d’un système informatique et exige une rançon en échange de la clé de déchiffrement. C’est l’une des menaces les plus redoutées en raison de son impact direct sur l’interruption d’activité.
  • Le Malware (ou logiciel malveillant) : Terme générique désignant tout logiciel conçu pour nuire. Il peut s’agir de virus, de chevaux de Troie, de spywares (logiciels espions) qui volent des informations en temps réel ou endommagent le système.

Le saviez-vous ? Une nouvelle tendance inquiétante est l’attaque de la chaîne d’approvisionnement (supply chain attack). Les cybercriminels ne ciblent plus directement votre entreprise, mais vos partenaires et prestataires externes moins sécurisés pour trouver une porte dérobée vers votre réseau. La sécurité de votre écosystème numérique est donc aussi importante que votre sécurité interne.

2. Les impacts concrets d’une cyberattaque sur votre entreprise

Une cyberattaque n’est jamais un incident anodin. Ses répercussions vont bien au-delà d’un simple problème informatique et peuvent mettre en péril la pérennité même de l’entreprise. Il est crucial de comprendre l’ampleur des conséquences pour mesurer l’importance d’une bonne stratégie de protection.

Des chiffres qui parlent d’eux-mêmes

Les statistiques dressent un tableau alarmant des conséquences d’une attaque : 

+1 M€

C’est le coût moyen estimé d’une cyberattaque pour une grande entreprise, hors paiement de la rançon. Ce coût inclut la perte d’exploitation, les frais de remédiation, les amendes réglementaires et l’impact sur l’image.

241 jours

C’est la durée moyenne avant qu’une fuite de données ne soit détectée. Imaginez près de 8 mois pendant lesquels vos données sensibles circulent et sont exploitées sur le dark web sans que vous le sachiez.

34 %

C’est la part des organisations qui mettent plus d’un mois à se remettre d’une attaque par ransomware, paralysant leur activité et leurs revenus pendant une période critique.

Les multiples facettes de l’impact

Les conséquences d’une cyberattaque sont multiples et s’entremêlent :

  • Pertes financières directes et indirectes : Le coût ne se limite pas à la rançon. Il faut y ajouter l’interruption d’activité, la perte de chiffre d’affaires, les coûts de restauration des systèmes, les frais d’experts en cybersécurité et les éventuelles sanctions réglementaires (RGPD).
  • Atteinte à la réputation et perte de confiance : Une fuite de données clients ou partenaires érode durablement la confiance. La réputation de votre entreprise, bâtie sur des années de travail, peut être ruinée en quelques jours. Reconquérir cette confiance est un processus long et coûteux.
  • Exploitation des données volées : Vos données (fichiers clients, secrets industriels, informations stratégiques) peuvent être revendues sur le dark web, utilisées pour de futures attaques ciblées ou pour faire du chantage.
  • Désorganisation interne et impact moral : Une attaque majeure plonge les équipes dans une situation de crise intense, générant stress et démotivation. La reconstruction des systèmes et des processus peut prendre des mois, affectant la productivité.

Protéger son système d’information n’est pas une dépense, c’est une assurance-vie pour vos données et la continuité de votre activité. Chaque euro investi dans une stratégie de cybersécurité proactive est un euro économisé sur les coûts potentiels d’une crise.

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3. Le top 10 des erreurs de cybersécurité à bannir définitivement

La majorité des cyberattaques réussies exploitent des erreurs humaines ou des négligences qui auraient pu être évitées. En 2025, il est impératif de prendre conscience de ces failles courantes pour renforcer votre première ligne de défense. Voici les 10 erreurs à ne plus jamais commettre :

Erreur n°1 : Ne pas activer la double authentification (MFA)

L’authentification multi-facteurs (MFA) ajoute une couche de sécurité essentielle en exigeant une deuxième forme de vérification en plus du mot de passe (un code reçu par SMS, une notification sur une application, une clé physique). Ne pas l’activer, c’est laisser la porte grande ouverte aux attaquants qui auraient volé un mot de passe. Aujourd’hui, la MFA n’est plus une option, c’est un standard incontournable pour protéger l’accès à vos applications critiques (messagerie, CRM, ERP, etc.).

Erreur n°2 : Utiliser des mots de passe faibles ou réutilisés

« 123456 », « password », « azerty »… Les mots de passe faibles sont la première cible des attaques par force brute. De même, réutiliser le même mot de passe sur plusieurs services est extrêmement risqué : si un site est compromis, tous vos comptes deviennent vulnérables. La meilleure pratique est d’utiliser des mots de passe longs, complexes et uniques pour chaque service, idéalement gérés via un gestionnaire de mots de passe sécurisé.

Erreur n°3 : Ignorer les signaux de phishing dans les e-mails

Un collaborateur non averti peut, en un clic, compromettre tout le réseau. Il est vital de former les équipes à identifier les signaux d’un e-mail de phishing : expéditeur suspect, fautes d’orthographe, sentiment d’urgence, liens ou pièces jointes inattendus. La règle d’or : en cas de doute, ne jamais cliquer et toujours vérifier l’information par un autre canal.

Erreur n°4 : Ne pas former ses équipes régulièrement

Une seule session de sensibilisation par an ne suffit plus. La formation à la cybersécurité doit être un processus continu. Des campagnes de simulation de phishing, des rappels réguliers sur les bonnes pratiques et des formations adaptées aux nouveaux risques permettent de maintenir un haut niveau de vigilance chez chaque collaborateur. Impliquer vos équipes, c’est les transformer en une véritable ligne de défense humaine.

Erreur n°5 : Se connecter aux réseaux Wi-Fi publics ou inconnus

Les réseaux Wi-Fi publics (gares, aéroports, hôtels) sont des terrains de jeu pour les cybercriminels. Ils peuvent facilement intercepter les données qui y transitent. Pour tout usage professionnel en déplacement, l’utilisation d’un VPN (Réseau Privé Virtuel) qui chiffre la connexion est indispensable, ou à défaut, le partage de connexion 4G/5G de son smartphone.

Erreur n°6 : Laisser des accès ouverts aux anciens employés/prestataires

Un employé qui quitte l’entreprise ou un prestataire dont la mission est terminée doit voir ses accès immédiatement révoqués. Oublier de le faire crée des « comptes fantômes » qui sont autant de portes d’entrée potentielles et non surveillées. Une politique de gestion des identités et des accès rigoureuse est cruciale pour garantir que seules les personnes légitimes ont accès aux ressources nécessaires (principe du moindre privilège).

Erreur n°7 : Se croire « trop petit » pour être attaqué

C’est l’une des erreurs les plus dangereuses. Les cybercriminels utilisent des outils automatisés qui scannent le web à la recherche de vulnérabilités, sans distinction de taille. Les PME sont des cibles de choix car elles sont souvent moins bien protégées et peuvent servir de rebond pour attaquer leurs clients plus grands. La taille n’immunise pas contre la faille ; au contraire, elle peut en faire une cible privilégiée.

Erreur n°8 : Négliger les sauvegardes régulières et testées

Les sauvegardes sont votre meilleure assurance en cas d’attaque par ransomware ou de défaillance matérielle. Mais une sauvegarde ne sert à rien si elle n’est pas fonctionnelle. Il faut mettre en place une stratégie de sauvegarde régulière (règle du 3-2-1 : 3 copies, sur 2 supports différents, dont 1 hors site), et surtout, tester périodiquement la restauration pour s’assurer de leur efficacité le jour où vous en aurez besoin.

Erreur n°9 : Oublier les mises à jour logicielles

Les éditeurs de logiciels publient constamment des mises à jour de sécurité pour corriger les failles (vulnérabilités) découvertes. Ne pas appliquer ces correctifs, c’est laisser une porte ouverte connue des attaquants. L’automatisation de la gestion des mises à jour (patch management) sur les systèmes d’exploitation, les navigateurs et les applications est une pratique fondamentale de l’hygiène informatique.

Erreur n°10 : Stocker ses données hors UE sans contrôle

La localisation de vos données a un impact direct sur la conformité réglementaire (RGPD) et la sécurité juridique. Héberger vos données sur un cloud dont les serveurs sont situés hors de l’Union Européenne vous expose à des législations étrangères (comme le Cloud Act américain) qui peuvent permettre un accès à vos informations. Opter pour un cloud souverain, avec des datacenters basés en France, vous garantit que vos données restent sous la protection du cadre juridique européen. C’est une garantie de contrôle et de confidentialité.

4. Bâtir une stratégie de cybersécurité efficace et durable

Éviter les erreurs est une première étape cruciale, mais une protection pérenne nécessite une approche structurée. Mettre en place une véritable stratégie de cybersécurité, c’est passer d’une posture réactive (subir les attaques) à une posture proactive (les anticiper). Cette stratégie doit être pensée comme un projet d’entreprise, impliquant la direction, les équipes IT et tous les collaborateurs.

Cyber

Les piliers d’une stratégie robuste

Une stratégie de cybersécurité efficace repose sur un cycle continu en 5 phases, inspiré des standards internationaux :

  1. Identifier : La première étape consiste à réaliser un audit complet de votre système d’information. Quels sont vos actifs les plus critiques (données sensibles, applications métier) ? Où sont-ils stockés ? Quelles sont vos vulnérabilités actuelles ? Cette cartographie des risques est le fondement de toute votre stratégie.
  2. Protéger : Sur la base de l’audit, mettez en place les mesures de protection adéquates. Cela inclut la gestion des identités et des accès, le chiffrement des données, la sécurisation du réseau, la formation des utilisateurs et le choix d’une infrastructure sécurisée, comme une solution d’infogérance cloud.
  3. Détecter : Vous ne pouvez pas arrêter 100% des attaques. Il est donc vital de disposer d’outils de surveillance (monitoring) et de détection en temps réel. Ces systèmes (comme les EDR/XDR) analysent en continu l’activité sur votre réseau pour repérer les comportements suspects et déclencher des alertes immédiates.
  4. Répondre : Que faites-vous lorsqu’une alerte est déclenchée ? Un plan de réponse aux incidents clair et testé est indispensable. Il doit définir les rôles de chacun, les procédures à suivre pour contenir l’incident, éradiquer la menace et communiquer de manière transparente en interne et en externe.
  5. Récupérer : Après l’incident, il faut restaurer les systèmes et les données le plus rapidement possible pour limiter l’interruption d’activité. C’est là que des sauvegardes fiables et un plan de reprise d’activité (PRA) montrent toute leur valeur.

Le rôle d’un partenaire expert

Pour la plupart des PME, internaliser l’ensemble de ces compétences est complexe et coûteux. S’appuyer sur un partenaire expert comme Coaxis permet de bénéficier d’une expertise de pointe et d’infrastructures mutualisées de haut niveau. Un prestataire d’infogérance cloud prend en charge les aspects techniques complexes (supervision 24/7, maintenance, sauvegardes, mises à jour) et vous apporte des garanties, notamment via des certifications reconnues.

5. Anticiper les tendances : vers une cybersécurité proactive

Le monde de la cybersécurité est en perpétuelle évolution. Les menaces d’aujourd’hui ne seront pas celles de demain. Une stratégie efficace doit donc être agile et tournée vers l’avenir pour anticiper les nouveaux défis.

Le modèle « Zero Trust » : ne faire confiance à personne

Le principe du « Zero Trust » (confiance zéro) part du postulat qu’aucune connexion, interne ou externe, ne doit être considérée comme fiable par défaut. Chaque demande d’accès à une ressource doit être systématiquement vérifiée, authentifiée et autorisée selon des règles strictes, quel que soit l’appareil ou le réseau utilisé. Cette approche granulaire renforce considérablement la sécurité dans des environnements de travail hybrides et cloud.

La donnée est le pétrole du 21e siècle. Assurer une bonne gestion de vos données, c’est non seulement les protéger, mais aussi garantir leur qualité et leur disponibilité pour en faire un véritable levier de compétitivité.

Ne laissez plus la sécurité de votre entreprise au hasard

La cybersécurité en 2025 est un marathon, pas un sprint. Elle exige une vigilance constante, des outils performants et une expertise pointue. En évitant ces 10 erreurs courantes et en adoptant une stratégie proactive, vous bâtissez une forteresse numérique pour protéger votre actif le plus précieux : vos données.

Chez Coaxis, nous sommes plus qu’un prestataire : nous sommes votre partenaire de confiance pour l’infogérance cloud et la sécurité de votre système d’information. Forts de notre infrastructure souveraine basée en France, nous vous accompagnons pour transformer vos défis de sécurité en un avantage concurrentiel. Protégez votre avenir numérique dès aujourd’hui.

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